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Webinaire 19/05 : Lire une inscription: du support à la lettre

L’ERC GRAPH-EAST met en place un atelier de réflexion régulier sur les éléments fondamentaux de l’inscription. Le but général des premières séances est de réfléchir aux méthodes de travail de l’épigraphiste et d’établir un vocabulaire commun, compréhensible et utilisé par tous, en premier lieu au sein de l’équipe. Comment décrire une inscription, lire une pierre, préparer une mission, telles sont les questions qui seront abordées.

Après une première séance en petit comité, ce deuxième atelier est ouvert à tous, sous forme de webinaire d’une heure. Thierry Grégor nous expliquera comment observer les pierres (du calcaire au marbre en passant par le granit), exercer son œil pour reconnaître les traces laissées par les différents outils des lapicides, tant pour préparer le support que pour graver la lettre :

Rendez-vous mercredi 19 mai, de 13h30 à 14h30.

Lien Zoom pour se connecter :https://us02web.zoom.us/j/81622663553?pwd=YnRHaUNLamRENCtzbktrdlAzOElPZz09

ID de réunion : 816 2266 3553
Code secret : 416642

Notez déjà la troisième séance qui aura lieu en ligne mercredi 23 juin (13h30-16h30) et proposera une table ronde sur la mission de terrain : la préparation (acteurs de la mission, matériel nécessaire, fiche de terrain, autorisation nécessaire etc.) et la post-mission (comment ne pas perdre d’informations).

A l’issue des ces séances, qui se prolongeront en 2021-2022 (notamment pour l’établissement d’un glossaire bilingue français-anglais sur le vocabulaire de l’épigraphie médiévale), les documents produits seront mis en ligne sur le carnet. 

Contact : estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr thierry.gregor@univ-poitiers.fr

Création de la base de données GRAPH-EAST

Le réseau international d’épigraphistes rassemblé par GRAPH-EAST pourra bientôt compter sur un outil commun, capable de faire converger les observations de terrain et les analyses historiques. Le premier mois d’avril du projet est en effet consacré à la conception d’une base de données ambitieuse. Voici ses principaux enjeux.  

Le choix logiciel

Les principes de pérennité et d’accessibilité FAIR sont aux fondements du projet GRAPH-EAST. Le choix d’un système de gestion de base de données reposant sur des technologies libres était donc important pour nous et Heurist s’est imposé comme une évidence.

Heurist est un environnement de base de données développé à l’université de Sydney et hébergée, pour les projets français, sur les serveurs d’Huma-Num. L’objectif de son directeur Ian Johnson est d’aider les chercheurs en sciences humaines de créer leur base de données, personnelle ou collaborative, sans l’intermédiaire d’un informaticien. Il permet ainsi de développer une base de données MySQL sans jamais voir une ligne de code. Mais Heurist est plus qu’une solution de facilité et va bien au-delà des systèmes de gestion de données libres ou propriétaires habituels. Pensé spécifiquement pour les SHS, il propose des modules qui permettent de gérer en quelques secondes des besoins complexes récurrents comme la géolocalisation avec OpenStreetMap ou l’import de références bibliographiques avec Zotero. Il intègre également des outils de visualisation des données, que ce soit en carte, en réseau ou en frise chronologique. Si ces premières analyses ne suffisent pas, Heurist favorise également l’export vers des logiciels spécifiques avec plusieurs formats (.CSV, .XML, .JSON, .GeoJSON, .KML et .GHEPHI). Enfin, Heurist prévoit la possibilité de publier sa base de données dans un site internet créé automatiquement et que l’on peut ensuite améliorer manuellement. Nous avons donc à faire à un outil de gestion et d’analyse des données extrêmement complet et bien pensé pour les sciences humaines.

Interface d’Heurist : l’onglet de conception de la structure de la base et son manuel intégré.

Lancée en 2021, la version 6 d’Heurist devrait permettre une large diffusion de cet outil déjà éprouvé sur des centaines de projets. Plusieurs programmes ERC, dont certains en épigraphie comme DHARMA, l’utilisent déjà. Une communauté francophone d’utilisateurs et de développeurs est en train de se mettre en place, avec notamment une liste de diffusion. Il ne manque plus que la mise en ligne des tutoriels actuellement en cours de préparation.

La création d’un outil sur mesures

La création du modèle de données de l’outil GRAPH-EAST se fait à partir d’un précédent projet de l’équipe d’épigraphie du CESCM. L’inscription est l’entité (aussi appelée « table » dans la majorité des systèmes de gestion de bases de données relationnelles) autour de laquelle gravite les informations de contextualisation qui la complète.

Modèle de la base de données à l’origine de celui de GRAPH-EAST.

Le cœur de la base est constitué par les données d’inventaire. Elles sont essentielles car en grande partie inédites. De ce fait, nous la construisons en parallèle du modèle des fiches descriptives de terrain, pour qu’aucune information nécessaire à l’analyse des inscriptions ne soit oubliée sur place, puis qu’aucune information collectée ne se perde faute de catégorie appropriée. La localisation actuelle ainsi que les éventuelles localisations successives, le contexte archéologique, l’état de conservation, l’identification du support et de la technique d’écriture, le texte inscrit (transcription, édition, traduction), la documentation iconographique (photographies, relevés, estampages…) et textuelle (sources manuscrites, sources éditées, bibliographie) sont ainsi soigneusement consignées.

Néanmoins, le projet GRAPH-EAST ne se limite pas à un vaste inventaire. La base doit donc permettre de répondre aux axes de recherche du projet en centralisant de manière normalisée les données nécessaires à de nombreuses analyses détaillées. La difficulté d’un tel objectif, comme pour toute base de donnée scientifique, est d’assurer un équilibre entre le temps de saisie des informations et les possibilités d’explorations ultérieures des données. L’enjeu est ici augmenté par le nombre conséquent d’inscriptions à renseigner (estimé à environ 2 500) et la multiplicité des acteurs impliqués, puisque la base doit devenir l’outil de référence de doctorants, de post-doctorants et de chercheurs permanents, auxquels s’ajoute un réseau international d’épigraphistes. Une réflexion collective a déjà permis d’aboutir à une proposition concrète, qui sera implémentée dans Heurist dans les prochains jours pour être testée.

Un prochain billet présentera plus en détail les choix qui ont été faits ainsi que l’interface de saisie.

1 February 2021: Launch

ERC Project GRAPH-EAST Launch

1 February 2021

Jerusalem, CRFJ

14:00-18:00 (CET)

Dealing with inscriptions and graffiti in Latin alphabet in the monumental graphic landscape of the Eastern Mediterranean (7th-16th c.), an area dominated by the Byzantine and mainly the Islamic Empire, this project focuses on interactions between writings to provide a connected history of epigraphy.  The aim of this inauguration is to lay the foundations of the programme for the next five years, as well as to open up wider spatio-temporal horizons.

Introduction

–François-Joseph Ruggiu (Director InSHS/CNRS) and Sylvie Démurger (Deputy Director Europe and International Affairs InSHS/CNRS)

–Virginie Laval (Rector of Poitiers University) and Christine Fernandez-Maloigne (Vice-rector of Poitiers University in charge of International Relations)

–Martin Aurell (Director of the CESCM) and Vincent Lemire (Director of the CRFJ)

Presentation of the project

–Estelle Ingrand-Varenne (Principal Investigator, CNRS/CRFJ): GRAPH-EAST: Latin as an Alien Script in the Medieval ‘Latin East’

Connection of scripts in space and time

–Ida Toth (The Ioannou Centre for Classical and Byzantine Studies, Oxford University): Epigraphy from a Byzantine point of view

–Yair Wallach (SOAS, University of London): A City in Fragments. Urban Texts in Modern Jerusalem: presentation of the book

Link Zoom: https://us02web.zoom.us/j/89466669326?pwd=bm1mbWhVbUNxdXQ5TGRqQXVQdnVBQT09 

ID de réunion : 894 6666 9326
Code secret : 272609
 

Contact: estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr  

Programme: GRAPH-EAST_Launch_Poster_Web

     
          
   

ERC GRAPH-EAST

The GRAPH-EAST project has received funding from the EU’s Horizon 2020 research and innovation programme under Grant Agreement n° 948390. The goal is to explore Latin epigraphic writing in the Eastern Mediterranean (7th-16th c.), from Greece and Turkey to Egypt via the coast of Palestine-Syria and Cyprus, in contact, interaction, and competition with Greek, Arabic, Hebrew, Armenian, Syriac etc. inscriptions, reflecting the political, religious, social and cultural issues of the area. The project proposes an innovative study of an outstanding body of texts, an estimated 2,500 inscriptions and graffiti, many unpublished, that opens a new field of research. It aims at understanding the representation and practice of the Latin script, alien in the Byzantine and Islamic empires, providing a connected history of epigraphy in this area, and analysing this migrant Latin writing through the prism of cultural transfers between West and East, with an international and pluridisciplinary team.